Un port regarde la mer, forcément. Il attend les étraves, vous accueille à coeurs ouverts, vous protège. C'est un refuge cosmopolite.

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La violence est une absence d'amour.
Mon amour est sauvage, multiple. Il est cette odeur délicieuse de l'attente, ce sanglot étonné, cette caresse chaude, cette silhouette au bord du fleuve. Il est ce vent insoumis, cette profondeur marine, une algue au plus fort du courant. Il n'a pas de nom, il est femme au large du quotidien, femme offerte et libre. Je l'ai vu en Orient derrière une lune de papier huilé, dans ce jardin clos où meurent les tourterelles, sur ce banc, où j'attends.
Les paroles parfois masquent le sens, le silence qui suit nous le révèle. J'aime la vigilance silencieuse comme la cavalcade des mots.
Je donnerais toutes les suites du Carlton pour un bivouac et un feu de bois sec, pour de l'eau fraîche au creux des mains à faire ruisseler sur le torse nu, pour les frissons du bonheur aux premières lueurs.
Que sait-on de la grâce ? C'est un désir, une tentation, une courbe élégante de l'âme. C'est indéfinissable. Un artiste la cherche toute sa vie. Il ne sait pas ce que c'est mais il la devine, il la sent.
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La mer enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent.
La violence est une absence d'amour.
Est-ce qu'on se connaît trop ? Non, jamais. On tente de se reconnaître et on finit avec un inconnu.