La grippe n'est peut-être pas la plus destructrice, mais elle est d'une efficacité redoutable en ce qui concerne la propagation. Son délai d'incubation est très court, c'est une grande sportive. Rien qu'en France, on pourrait atteindre dix millions de malades. Parmi les personnes touchées, 99,9 % passeront une mauvaise semaine au lit. Rien de grave, mais cela va entraîner un absentéisme de plusieurs millions de journées de travail, ça va se chiffrer en millions d'euros. Je ne te parle pas de la désorganisation du système de santé, de l'engorgement des hôpitaux, des perturbations importantes de la vie sociale et économique, j'en passe. – Ce qui est important, aussi, en termes de vies humaines, c'est que 0,1 % des malades auront de graves symptômes respiratoires et mourront des complications. 0,1 %, ça semble ridicule, mais quand on ramène à des millions de malades, je te laisse faire le calcul.

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N'oubliez pas que les pandémies se perdent dans l'histoire, c'est ce qui les rend d'autant plus dangereuses. On se souvient tous du virus tueur de la grippe espagnole, mais qui est au courant de la pandémie asiatique de 1957, qui fit plus de trois millions de morts ? Et celle de Hongkong, en 1968, qui tua deux millions de personnes ? Ces pandémies laissent le paysage intact mais si on les laisse faire, elles sont capables d'anéantir une société. C'est comme balancer un insecticide dans une fourmilière. C'est ce que nous devons, tous, à tout prix éviter.
Sais-tu combien de personnes inscrites sur Facebook meurent par minute ? Trois. Dans moins de cinq ans, les morts seront plus nombreux que les vivants sur ce réseau. Un vrai cimetière.
A trop effleurer le mal, on devient le mal.
La pendaison et surtout la noyade tenaient les premières places dans son classement morbide. Non pas que l'écartèlement ou l'éviscération fussent une partie de plaisir, mais rien ne surpassait dans l'horreur les derniers instants d'un noyé, cet ultime seconde où un réflexe de survie poussait à inspirer de l'eau et à sentir chaque alvéole des poumons se remplir de liquide.
Vous pensez que Google cherche seulement à conquérir les pays ? Non, son territoire, son empire, ce sont vos cerveaux. Google possède la plus grande base de données mondiale sur le psychisme humain : vos quatre mille milliards de requêtes annuelles livrent tout de votre fonctionnement cognitif. Google vous connaît mieux que n'importe quel psychologue. Vous ne pourrez plus vous passer de lui. Google est la pire des drogues dures.
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J'ai toujours eu la conviction que les virus informatiques ou biologiques finiraient par détruire la quasi-totalité de l'espèce humaine.
On navigue tous à la surface d'un immense océan lorsqu'on va sur Internet. Parfois on s'enfonce de quelques mètres sous la surface de l'eau.
L'homme, tel que nous le connaissons, est le pire virus de la planète. Il se reproduit, détruit, épuise ses propres réserves, sans aucun respect, sans stratégie de survie.
Virus et bactéries ont existé bien avant l'homme, et soyons-en-sûrs, ils lui survivront. Nous ne sommes que de passage sur cette terre. Une espèce parmi tant d'autres. Et pas la mieux adaptée.
Partout, autour de ces gens qui ont été contaminés le mercredi au restaurant, on a des cas secondaires. La famille, les proches, les amis. Le virus est un sprinter.