Tous ces ordinateurs, cette technologie, et ces affaires résolues de plus en plus grâce aux machines ou aux fichiers... Il n'y comprenait plus grand-chose. Ça lui fichait le cafard. Quand il voyait tous ces jeunes, autour de lui, des gamins d'à peine la moitié de son âge, lui aussi se sentait obsolète, pareil au vieux Minitel remisé au fond du placard. En même temps, il plaignait ces mômes qui bientôt ne goûterait plus le sel de la traque comme lui l'avait connu dans ses jeunes années. Des flics version 2.0.
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N'oubliez pas que les pandémies se perdent dans l'histoire, c'est ce qui les rend d'autant plus dangereuses. On se souvient tous du virus tueur de la grippe espagnole, mais qui est au courant de la pandémie asiatique de 1957, qui fit plus de trois millions de morts ? Et celle de Hongkong, en 1968, qui tua deux millions de personnes ? Ces pandémies laissent le paysage intact mais si on les laisse faire, elles sont capables d'anéantir une société. C'est comme balancer un insecticide dans une fourmilière. C'est ce que nous devons, tous, à tout prix éviter.
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À lire aussi de Franck Thilliez
De tout temps, le fouet avait transformé les hommes. Il les anéantissait avant de les rendre plus forts, plus hargneux, plus combatifs.
La misère n'empêche jamais à la vie d'abonder.
Des gens toussaient. La plupart mettaient leur main devant la bouche, poliment, puis les posaient ensuite sur les barres, les sièges, les poignées de porte. Certains virus comme la grippe pouvaient vivre largement plus que vingt-quatre heures sur de l'inox. Les microbes se répandaient partout, transitaient d'un individu à l'autre, s'insinuaient dans les fosses nasales, arrivaient aux poumons, puis au sang. Rien ne pouvait les empêcher de se propager. Il y avait, rien que dans la rame, des millions de fois plus de micro-organismes que d'humains sur Terre.
Contrairement aux idées reçues, plus on se remémore un souvenir, plus il se modifie et plus on s'éloigne de la vérité.
Dans la même œuvre
J'ai toujours eu la conviction que les virus informatiques ou biologiques finiraient par détruire la quasi-totalité de l'espèce humaine.
On navigue tous à la surface d'un immense océan lorsqu'on va sur Internet. Parfois on s'enfonce de quelques mètres sous la surface de l'eau.
L'homme, tel que nous le connaissons, est le pire virus de la planète. Il se reproduit, détruit, épuise ses propres réserves, sans aucun respect, sans stratégie de survie.
Virus et bactéries ont existé bien avant l'homme, et soyons-en-sûrs, ils lui survivront. Nous ne sommes que de passage sur cette terre. Une espèce parmi tant d'autres. Et pas la mieux adaptée.
Partout, autour de ces gens qui ont été contaminés le mercredi au restaurant, on a des cas secondaires. La famille, les proches, les amis. Le virus est un sprinter.