L'intelligence de l'histoire implique, il me semble, que nous acceptions que les véritables changements aient quelque chose de nécessairement invisible.
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La folie n'est plus folle, dès qu'elle est collective.
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À lire aussi de Alain Raymond, dit Alain Damasio
Je vois un monde d'adultes mort où tout a été conçu pour une fonction et une seule et où chaque acte est capté et noté, pour mouler des cakes de datacaca, former prédictions d'achat et générer leur putain de plus-value putative.
Le monde a une réalité. C'est d'elle qu'il faut partir, non d'un modèle idéal qu'il s'agirait d'approcher au plus près. Le monde est. Le monde est ce qu'il est. Peu importe ce qu'il pourrait être, ce qu'il aurait pu devenir, ce qu'il sera si...
Je comprends que la fuite, la liberté pure, l'invisibilité qui surgirait au cœur du panoptique, soient les fantasmes les plus puissants que notre société carcélibérale puisse produire comme antidote pour nos imaginaires.
On peut couper en deux un arbre qui a fait pousser ses bourgeons et ses feuilles deux cent cinquante printemps de suite avec une tronçonneuse à essence et en huit minutes. On peut abattre un jaguar qui court à 90 km/h dans une savane en un dixième de seconde et avec une seule balle. Qu'est-ce que ça prouve de nous ? Qu'on sait stopper le mouvement ? Qu'à défaut d'être vivants, nous voudrions nous prouver qu'on sait donner la mort ?
Dans la même œuvre
Le hasard est un allié aussi fugitif que mortel. Il te tue avec la même facilité qu'il te sauve.
Moins que d'autres, je ne savais si le but de notre vie avait un sens. Mais je savais, plus que quiconque, qu'elle avait une valeur.
La maturité de l'homme est d'avoir retrouvé le sérieux qu'on avait au jeu quand on était enfant.
Si tu es absolument certain de mourir en continuant, tu n'es pas un héros, tu n'es qu'un abruti qui se suicide pour la gloire. La fausse gloire.
L'autoursier : Vole donc - les faucons sont les rois mais les princes volent au pas à travers les taillis et le fouillis de nos quêtes de soi.