Le monde a une réalité. C'est d'elle qu'il faut partir, non d'un modèle idéal qu'il s'agirait d'approcher au plus près. Le monde est. Le monde est ce qu'il est. Peu importe ce qu'il pourrait être, ce qu'il aurait pu devenir, ce qu'il sera si...

À lire aussi de Alain Raymond, dit Alain Damasio

Essaie de sentir à la vitesse du présent pur. Ni plus lentement, ni plus vite. En prise avec la durée. Repousse toute anticipation. Essaie d'atteindre la simple présence à ce qui se passe, flue et change. Sans cesse. C'est là que vit le furtif. C'est là que tu le croiseras.
Moins que d'autres, je ne savais si le but de notre vie avait un sens. Mais je savais, plus que quiconque, qu'elle avait une valeur.
Philosopher, c'est nuire à la bêtise.
Le véritable héroïsme, neuvième Golgoth, c'est d'accepter la honte de survivre, conclut, d'une flèche acérée, Matsukaze Melicerte.
Le noeud qui me soudait à Caracole, en corde à rire, en fil de rien, une complicité et des regards, du bout à bout de joies en chanvre, tissées en laine de tout, ce noeud vibra alors plus dense qu'un métal, presque aussi puissant qu'un vif.
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Réfléchir, c'est fléchir deux fois.
Quant aux mots, en agiter la poussière me semblait plus que vain, non qu'ils manquassent en moi pour exprimer ce que j'éprouvais, mais plutôt par l'excès de ceux qui me montaient du ventre, noués comme des pelotes de fils que ma langue n'aurait su délier.
Il faudrait pouvoir sans cesse s'articuler avec l'extérieur, comme toi. Se déloger à coups de latte de son égocentre et de ses petits soucis, bondir hors de soi. Je suis hors de moi, la plus belle des expressions. Colère et ouverture.