L'autoursier : Vole donc - les faucons sont les rois mais les princes volent au pas à travers les taillis et le fouillis de nos quêtes de soi.
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Réfléchir, c'est fléchir deux fois.
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À lire aussi de Alain Raymond, dit Alain Damasio
On ne peut plus faire un pas sans être tracé. Il y a comme un Parlement des machines qui décide dans notre dos. Nous sommes gouvernés par des algorithmes. Mais on ne décide jamais de leurs critères ! On ne discute pas du programme, ni des arbitrages qu’ils vont faire pour nous. Ce sont des boites noires. Ça nous rend dépendants. Le système nous gère.
Je comprends que la fuite, la liberté pure, l'invisibilité qui surgirait au cœur du panoptique, soient les fantasmes les plus puissants que notre société carcélibérale puisse produire comme antidote pour nos imaginaires.
Philosopher, c'est nuire à la bêtise.
Oui, si je ne tente rien, ça ne m’intéresse pas. Ça perd son sens, si l’on se répète ou utilise des techniques qu’on maîtrise déjà. Toujours écrire à la pointe de qu’on ne sait pas encore écrire. J’adore cette phrase de Duras qui dit : « On écrit pour savoir quel livre on écrirait si l’on écrivait ». Et elle ajoute : « On ne le sait jamais avant ». On peut toujours annoncer, comme ici, « je vais faire ceci, cela », ça ne reste que des lignes et des espoirs. Le vrai livre se fait toujours dans le dos de l’écrivain, avec beaucoup de patience, de travail, de rage et de chair.
Dans la même œuvre
Quant aux mots, en agiter la poussière me semblait plus que vain, non qu'ils manquassent en moi pour exprimer ce que j'éprouvais, mais plutôt par l'excès de ceux qui me montaient du ventre, noués comme des pelotes de fils que ma langue n'aurait su délier.
Le monde a une réalité. C'est d'elle qu'il faut partir, non d'un modèle idéal qu'il s'agirait d'approcher au plus près. Le monde est. Le monde est ce qu'il est. Peu importe ce qu'il pourrait être, ce qu'il aurait pu devenir, ce qu'il sera si...
Il faudrait pouvoir sans cesse s'articuler avec l'extérieur, comme toi. Se déloger à coups de latte de son égocentre et de ses petits soucis, bondir hors de soi. Je suis hors de moi, la plus belle des expressions. Colère et ouverture.