Oui, si je ne tente rien, ça ne m’intéresse pas. Ça perd son sens, si l’on se répète ou utilise des techniques qu’on maîtrise déjà. Toujours écrire à la pointe de qu’on ne sait pas encore écrire. J’adore cette phrase de Duras qui dit : « On écrit pour savoir quel livre on écrirait si l’on écrivait ». Et elle ajoute : « On ne le sait jamais avant ». On peut toujours annoncer, comme ici, « je vais faire ceci, cela », ça ne reste que des lignes et des espoirs. Le vrai livre se fait toujours dans le dos de l’écrivain, avec beaucoup de patience, de travail, de rage et de chair.

À lire aussi de Alain Raymond, dit Alain Damasio

On ne peut plus faire un pas sans être tracé.
L'intelligence de l'histoire implique, il me semble, que nous acceptions que les véritables changements aient quelque chose de nécessairement invisible. Dans la mesure où c'est précisément cette invisibilité aux capteurs des dominants, à leur récupération prédatrice, qui leur offre l'espace et le temps indispensables pour se déployer.
Je me suis levée ce matin avec une sensation de ciel au ventre et une prestance de petit nuage.
Si je devais me rappeler d'une caque, d'une seule, d'une solide caquée de trouille tord-bide, chiasseuse au goulet, si je devais faire le tri des lentilles, eh ben je choisirais celle-ci. Celle du siphon de Lapsane.
Si tu es absolument certain de mourir en continuant, tu n'es pas un héros, tu n'es qu'un abruti qui se suicide pour la gloire. La fausse gloire.
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