Les molécules sont d'une plasticité étonnante chez l'homme, alors que pour changer une loi, un regard social, il faut des livres et des livres, des conflits et des siècles.
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L'homme est deux fois ensorcelé: par l'évolution qui façonne son monde et suscite la pensée qui façonne son monde.
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Le simple fait de s'attacher à quelqu'un nous engage dans un travail de décentrement de soi.
Un enfant sans attachement n'a aucune chance de se développer, il flotte, il erre, il n'a pas de valeurs dans sa vie, ça ou autre chose, debout ou assis, mort ou vivant, ça n'a pas d'importance.
Le hasard ne joue que dans un cadre étroit des possibles.
Les terroristes impliqués dans les attentats de New York avaient été des enfants bien élevés, bien développés, diplômés, mais n'avaient pas appris qu'il existe d'autres manières d'être humain que la leur.
Dans la même œuvre
Inventez une charlatanerie, n'importe laquelle, vous trouverez toujours des hommes qui diront que ça marche, tant notre besoin d'illusion est intense.
Toute vie est possédée. Double ensorcellement pour l'homme. Pas d'autre issue que de subir le biotope structuré par la nature, puis le milieu réglé par les récits des autres.
Etre seul, ce n'est pas être. Nous ne pouvons qu'être ensorcelés, possédés pour devenir nous-mêmes.
Les mères trop dévouées le sont presque toujours à cause de leur propre histoire: «je veux être une mère parfaite, tant j'ai peur de répéter ma mère qui m'a tant fait souffrir».
Satisfaire désespère, quand on se précipite.