L'arrivée de plus en plus rapide des choses faisaient reculer le passé. Les gens ne s'intéressaient pas sur leur utilité, ils avaient simplement envie de les avoir et souffraient de ne pas gagner assez d'argent pour se les payer immédiatement.

À lire aussi de Annie Ernaux

La recherche du temps perdu passait par le Web. [...] La mémoire était devenue inépuisable, mais la profondeur du temps [...] avait disparu. On était dans un présent infini.
C'est bête de ne pas savoir à quel moment on serait le plus heureux.
Plus que la réalité de son bonheur, c'est la conscience de son bonheur qui ne fait pour moi aucun doute, celle-là même dont la nécessité figure dans la citation recopiée dans l'agenda rouge : Il n'y a de bonheur réel que celui dont on se rend compte quand on en jouit - Alexandre Dumas, fils
Parmi toutes les raisons que j'avais de vouloir grandir il y avait celle d'avoir le droit de lire tous les livres.
J'avais le privilège de vivre depuis le début, constamment, en toute conscience, ce qu'on finit toujours par découvrir dans la stupeur et le désarroi : l'homme qu'on aime est un étranger.
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Dans la même œuvre

La réélection de Mitterand nous rendait la tranquillité. Il valait mieux vivre sans rien attendre sous la gauche que s'énerver continuellement sous la droite.
1968 était la première année du monde.
On sentait bien qu'avec la pilule la vie serait boulversée, tellement libre de son corps que c'en était effrayant. Aussi libre qu'un homme.
Il valait mieux vivre sans rien attendre sous la gauche que s'énerver continuellement sous la droite.
Le silence était le fond des choses et le vélo mesurait la vitesse de la vie.