Parmi toutes les raisons que j'avais de vouloir grandir il y avait celle d'avoir le droit de lire tous les livres.

À lire aussi de Annie Ernaux

L'anomie gagnait. La déréalisation du langage grandissait, comme un signe de distinction intellectuelle. Compétitivité, précarité, employabilité, flexibilité faisaient rage.
Quel que soit le projet, faire sentir le passage du temps, présence de l'Histoire, des changements du mode de vie, le changement en soi (je ou elle).
L'entreprise était la loi naturelle, la modernité, l'intelligence, elle sauverait le monde.
J'accumule seulement les signes d'une passion, oscillant sans cesse entre « toujours » et « un jour »
La grossesse glorieuse, plénitude de l'âme et du corps, je n'y crois pas, même les chiennes qui portent montrent les dents sans motif ou somnolent hargneusement.
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Dans la même œuvre

J'allais vers eux avec mon petit bagage, les conversations des filles, des romans, des conseils de l'écho de la mode, des chansons, quelques poèmes de Musset et une overdose de rêves, Bovary ma grande soeur.
Brusquement il a dit : C'est de Camus ça, aimer un être c'est accepter de vieillir avec lui. Une phrase juste. Tu ne trouves pas ?
Faire de la vie, ça dépend de quel point de vue on se place, du mien ça ressemble à une marche vers la mort.
Organiser, le beau verbe à l'usage des femmes, tous les magazines regorgent de conseils, gagnez du temps, faites ci et ça, ma belle-mère, si j'étais vous pour aller plus vite, des trucs en réalité pour se farcir le plus de boulots possible en un minimum de temps sans douleur ni déprime parce que ça gênerait les autres autour.
Oser regretter ce temps égoïste, où l'on n'était responsable que de soi, douteux, infantile. La vie de jeune fille, ça ne s'enterre pas, ni chanson ni folklore là-dessus, ça n'existe pas. Une période inutile.