L'amour, c'est quoi sans le désir ?

À lire aussi de Camille Laurens

Nous voulons des romans d'amour, pas des romans sur l'amour, des livres de deuil, pas des livres sur le deuil.
J'ai lu que sur les sites de rencontres, la frontière entre quarante-neuf et cinquante ans est pour les femmes le gouffre où elles s'abîment. A quarante-neuf ans, elles sont en moyenne quarante visites par semaine, à cinquante ans elles n'en ont plus que trois. Et pourtant, rien n'a changé, elles sont les mêmes, avec un an de plus.
La statuette restitue leur présence absente, elle est leur monument, leur requiem.
À force d’être modelée par le désir et la vision de Degas, n’avait-elle plus qu’à s’effacer ?
Déranger pour donner à penser, assurer à l'art une fonction critique, le mettre au service de la vérité, fût-elle cruelle : telles sont les visées d'Edgar Degas, et son extrême modernité.
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Dans la même œuvre

Le désir veut conquérir et l’amour veut retenir. Le désir, c’est avoir quelque chose à gagner, et l’amour quelque chose à perdre.
Pour les gens comme moi, Internet est à la fois le naufrage et le radeau : on se noie dans la traque, dans l'attente, on ne peut pas faire son deuil d'une histoire pourtant morte, et en même temps on surnage dans le virtuel, on s'accroche aux présences factices qui hantent la Toile, au lieu de se déliter on se relie.
Les hommes mûrissent les femmes vieillissent.
Vous avez beau savoir ce qui se passe, ce qui s'est passé, vous n'en êtes pas sauvé pour autant. Quand vous avez compris ce qui vous fait souffrir, vous souffrez toujours. Aucun bénéfice. On ne guérit pas de ce qu'on rate. On ne reprise pas les draps déchirés.
On ne guérit pas de ce qu'on rate. On ne reprise pas les draps déchirés.