La danse me fait pleurer souvent, je ne sais pas pourquoi. Peut-être est-ce l'art qui me dit le mieux que je vais mourir. Peut-être est-ce l'art qui me dit le mieux que je suis vivante. Ou bien me permet-il seulement de "danser sur mes deuils"
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Nous voulons des romans d'amour, pas des romans sur l'amour, des livres de deuil, pas des livres sur le deuil.
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Je préfère l'angoisse à l'oubli, quand on est malheureux, il vaut mieux le savoir, vous n'êtes pas d'accord ?
Regarder, c'est aussi garder, avoir en garde. Le regard est une réponse, une responsabilité; regarder nous garde de la barbarie.
Tout le monde n'est pas prêt à la vérité. Les gens s'en foutent de la vérité. Ce qui compte, c'est ce qu'ils croient. La vérité, ils écrivent par-dessus. Ils la font disparaître à force de fictions, de récits. Ils vivent de ça, de ce qu'ils racontent.
Ça a commencé comme ça, voilà ce qu'il faut montrer : le début de l'amour, comment c'est, la peur que c'est. Il faut le montrer parce qu'ensuite on l'oublie, il y a une ellipse, un blanc pareil au trou de mémoire creusé dans le début de la vie : on passe tout de suite aux photos de famille et aux goûters d'anniversaire, maman et ses bras, et l'ours en peluche. On oublie la naissance, on oublie qu'on a eu froid, qu'on a eu mal, qu'on a eu peur, on ne veut pas le savoir.