Je suis ici et maintenant, jeune, riche, pauvre ou vieux, vivant, vivant, vivant.

À lire aussi de Jacques Higelin

A ta dernière peur, comme un déserteur - \r\nDonne ta vie à mort - \r\nEt dis toi qu'il n'est pas de plus grand malheur - \r\nQue de laisser mourir le rire dans ton coeur\r\n\r\n
Il y a des moments de doute affreux, où tu penses qu'en 200 chansons tu as déjà tout dit. A chaque fois, tu crois que la source est tarie, mais en fait c'est toi qui empêches que ça arrive…
Je veux tracer des traits d'union entre tous les points de suspension de la planète
On n'élève pas les enfants. On s'élève avec eux. On avance, on apprend.
La musique m'aide à ne pas être désespéré. Elle m'a rassuré. A fait sortir mes monstres. Elle m'a sauvé de tout.
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Dans la même œuvre

Vivre l'écriture. Le corps et l'esprit tout entiers tendus vers elle. Malaxer les mots, comme un sculpteur le fait de sa terre glaise. Murmurer ad libitum des bribes de phrases, pour les accoucher tout à fait. Rester indifférents aux bruits et aux appels. À la faim et au sommeil. N'entendre rien, rien d'autre que le bouillonnement du verbe à l'intérieur de soi, et la musique qui parfois le précède.
Écrire des heures, comme possédé. Deux, trois, quatre versions du même texte. Six, sept, huit, pourquoi pas. Changer un mot, une virgule ; partir ailleurs. Pétrir encore. La nuit, beaucoup. Dans une chambre d'hôtel quelque part en province. Dans la bergerie du château d'Hérouville. Dans la cave devenue bureau d'une maison parisienne. À Pantin, dans l'abri de briques au fond du jardin. Au petit matin, des cahiers entiers emplis de mots, ou des feuilles volantes qui trouveront leur place dans des classeurs. Quelques fois, plusieurs classeurs sur un même thème.
Si tu dois vivre parmi le tumulte ne lui livre jamais que ton corps. Garde ton âme au calme et retirée. C'est un sanctuaire où tu trouveras, quand tu le voudras, le bonheur. Les insensés demandent aux autres le bonheur qu'ils ne peuvent pas se donner à eux-mêmes.