Je lisais et je me mettais à aimer violemment des gens que je n'avais jamais vus, à les aimer comme je n'avais jamais aimé personne, et à vouloir leur bonheur de toutes mes forces.
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Je suis dans ma vingt-troisième année. Mais je me sens plus âgée. Et pourtant, je n'ai presque rien vécu. Les années immobiles comptent peut-être doubles.
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À lire aussi de Marie-Aude Murail
Le premier langage est celui du corps. Les mots, ça vient après.
Au jour de mon douzième anniversaire, j'ouvris solennellement la lettre que je m'étais écrite trois ans plus tôt. « Chère amie, quand vous me lirez vous serez une vraie savante… » Je souris en m'apercevant de ma naïveté. Plus on apprend, plus on sait qu'on ne sait rien.
Alors, c'est quoi pour vous, le théâtre ? Une juxtaposition de monologues ? Et la vie ? Une juxtaposition de solitudes ?
Barthélemy était la seule personne au monde à ne tenir aucun compte de l'état de Siméon et à lui raconter des idioties pendant une heure d'affilée. C'était un peu saoulant et très réconfortant.
Dans la même œuvre
Je crois que j'avais une terrible envie d'écrire quelque chose, mais je ne voyais absolument pas quoi.
Comme dit Goethe : « On ne devient adulte que lorsqu'on a compris ses parents et qu'on leur a pardonné. »
Il est plus facile de se dire sans valeur que de se battre pour prouver qu'on en a.
Les médiocres sont toujours heureux de piétiner le génie quand il trébuche.
Je lisais et je me mettais à aimer violemment des gens que je n'avais jamais vus, à les aimer comme je n'avais jamais aimé personne, et à vouloir leur bonheur de toutes mes forces.