Barthélemy était la seule personne au monde à ne tenir aucun compte de l'état de Siméon et à lui raconter des idioties pendant une heure d'affilée. C'était un peu saoulant et très réconfortant.

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Les médiocres sont toujours heureux de piétiner le génie quand il trébuche.
Je suis dans ma vingt-troisième année. Mais je me sens plus âgée. Et pourtant, je n'ai presque rien vécu. Les années immobiles comptent peut-être doubles.
Au jour de mon douzième anniversaire, j'ouvris solennellement la lettre que je m'étais écrite trois ans plus tôt. « Chère amie, quand vous me lirez vous serez une vraie savante… » Je souris en m'apercevant de ma naïveté. Plus on apprend, plus on sait qu'on ne sait rien.
- As-tu déjà entendu parler de la diérèse ? - \r\n- Ça me dit quelque chose, réponds Ronan innocemment.\r\nC'est une chance parce que, sans la diérèse, il n'y a pas de poésie. On ne prononce pas audacieux comme tu l'as fait, mais audaci-eux. Quatre syllabes. Pas mendiant. Mais mendi-ant. Trois syllabes. - \r\n- Mais ça fait bizarre, ricana Ronan. - \r\n- Oui monsieur, c'est de la poésie ! s'enflamma Jeanson. C'est artificiel ! Si les gens veulent t'entendre parler comme dans la vie, ils ne vont pas au théâtre, ils restent chez eux. Maintenant, tu recommences et tu soignes ces diérèses. - \r\n- Quand Don Juan descendit… - \r\n- Non, Monsieur. Tu sors et tu nous refais une entrée. (…) L'alexandrin, c'est quatorze pieds, les douze du vers et les deux sur lesquels tu te tiens.
Savez-vous ce que dit notre poète Richter ? « L'empire de la mer est aux Anglais, celui de la terre est aux Français et celui de l'air aux Allemands. ». Voilà pourquoi nous nous entendons si bien.
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Si vous êtes amoureux, empruntez à Cupidon ses ailes.