Je suis dans ma vingt-troisième année. Mais je me sens plus âgée. Et pourtant, je n'ai presque rien vécu. Les années immobiles comptent peut-être doubles.
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Il est plus facile de se dire sans valeur que de se battre pour prouver qu'on en a.
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À lire aussi de Marie-Aude Murail
Comme dit Goethe : « On ne devient adulte que lorsqu'on a compris ses parents et qu'on leur a pardonné. »
L'alexandrin c'est quatorze pieds, les douze du vers et les deux sur lesquels tu te tiens.
Si vous êtes amoureux, empruntez à Cupidon ses ailes.
- As-tu déjà entendu parler de la diérèse ? - \r\n- Ça me dit quelque chose, réponds Ronan innocemment.\r\nC'est une chance parce que, sans la diérèse, il n'y a pas de poésie. On ne prononce pas audacieux comme tu l'as fait, mais audaci-eux. Quatre syllabes. Pas mendiant. Mais mendi-ant. Trois syllabes. - \r\n- Mais ça fait bizarre, ricana Ronan. - \r\n- Oui monsieur, c'est de la poésie ! s'enflamma Jeanson. C'est artificiel ! Si les gens veulent t'entendre parler comme dans la vie, ils ne vont pas au théâtre, ils restent chez eux. Maintenant, tu recommences et tu soignes ces diérèses. - \r\n- Quand Don Juan descendit… - \r\n- Non, Monsieur. Tu sors et tu nous refais une entrée. (…) L'alexandrin, c'est quatorze pieds, les douze du vers et les deux sur lesquels tu te tiens.
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Je crois que j'avais une terrible envie d'écrire quelque chose, mais je ne voyais absolument pas quoi.
Je suis dans ma vingt-troisième année. Mais je me sens plus âgée. Et pourtant, je n'ai presque rien vécu. Les années immobiles comptent peut-être doubles.
Comme dit Goethe : « On ne devient adulte que lorsqu'on a compris ses parents et qu'on leur a pardonné. »
Les médiocres sont toujours heureux de piétiner le génie quand il trébuche.
Je lisais et je me mettais à aimer violemment des gens que je n'avais jamais vus, à les aimer comme je n'avais jamais aimé personne, et à vouloir leur bonheur de toutes mes forces.