Je lisais et je me mettais à aimer violemment des gens que je n'avais jamais vus, à les aimer comme je n'avais jamais aimé personne, et à vouloir leur bonheur de toutes mes forces.

À lire aussi de Marie-Aude Murail

Au théâtre comme en amour, tu peux m'ouvrir cent fois les bras, c'est toujours la première fois.
L'alexandrin c'est quatorze pieds, les douze du vers et les deux sur lesquels tu te tiens.
Comme dit Goethe : « On ne devient adulte que lorsqu'on a compris ses parents et qu'on leur a pardonné. »
Je faisais cette expérience étrange qu'une joie qu'on ne peut partager devient presque un chagrin.
Ma soeur, en m'élevant comme elle l'avait fait, avait exacerbé ma sensibilité. Dès que j'avais su parler, j'avais compris qu'on était injuste avec moi. Dans le petit monde où vivent les enfants, rien n'est plus vivement ressenti que l'injustice.
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Dans la même œuvre

Je crois que j'avais une terrible envie d'écrire quelque chose, mais je ne voyais absolument pas quoi.
Je suis dans ma vingt-troisième année. Mais je me sens plus âgée. Et pourtant, je n'ai presque rien vécu. Les années immobiles comptent peut-être doubles.
Comme dit Goethe : « On ne devient adulte que lorsqu'on a compris ses parents et qu'on leur a pardonné. »
Il est plus facile de se dire sans valeur que de se battre pour prouver qu'on en a.
Les médiocres sont toujours heureux de piétiner le génie quand il trébuche.