Le premier langage est celui du corps. Les mots, ça vient après.
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Au théâtre comme en amour, tu peux m'ouvrir cent fois les bras, c'est toujours la première fois.
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Je crois que j'avais une terrible envie d'écrire quelque chose, mais je ne voyais absolument pas quoi.
Savez-vous ce que dit notre poète Richter ? « L'empire de la mer est aux Anglais, celui de la terre est aux Français et celui de l'air aux Allemands. ». Voilà pourquoi nous nous entendons si bien.
Je lisais et je me mettais à aimer violemment des gens que je n'avais jamais vus, à les aimer comme je n'avais jamais aimé personne, et à vouloir leur bonheur de toutes mes forces.
Comme dit Goethe : « On ne devient adulte que lorsqu'on a compris ses parents et qu'on leur a pardonné. »
Dans la même œuvre
Ce moment de théâtre, sang et or, surgissant de nulle part, se planta en nous trois comme un éclat d'obus dans la tête d'un poilu ! Mais nous n'en avons rien su à l'époque parce que nous ne nous parlions pas.
L'alexandrin c'est quatorze pieds, les douze du vers et les deux sur lesquels tu te tiens.
Alors, c'est quoi pour vous, le théâtre ? Une juxtaposition de monologues ? Et la vie ? Une juxtaposition de solitudes ?
Le premier langage est celui du corps. Les mots, ça vient après.
- As-tu déjà entendu parler de la diérèse ? - \r\n- Ça me dit quelque chose, réponds Ronan innocemment.\r\nC'est une chance parce que, sans la diérèse, il n'y a pas de poésie. On ne prononce pas audacieux comme tu l'as fait, mais audaci-eux. Quatre syllabes. Pas mendiant. Mais mendi-ant. Trois syllabes. - \r\n- Mais ça fait bizarre, ricana Ronan. - \r\n- Oui monsieur, c'est de la poésie ! s'enflamma Jeanson. C'est artificiel ! Si les gens veulent t'entendre parler comme dans la vie, ils ne vont pas au théâtre, ils restent chez eux. Maintenant, tu recommences et tu soignes ces diérèses. - \r\n- Quand Don Juan descendit… - \r\n- Non, Monsieur. Tu sors et tu nous refais une entrée. (…) L'alexandrin, c'est quatorze pieds, les douze du vers et les deux sur lesquels tu te tiens.