Je pense que le mépris est tonique comme disait Balzac... En revanche, la pitié, par sa fadeur, anesthésie.

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Accepter que nous ne guérirons peut-être jamais de nos carences ni de nos plaies, assumer que les coups du passé peuvent hanter une âme pour nous ouvrir aux dons du jour et, pourquoi pas, les partager. Voilà à peu près tout ce que nous pouvons faire !
Je suis déterminé à devenir ce que je suis avec une infinie patience.
Je m'interroge souvent quand j'agis avec les autres, lorsque je suis avec des proches ou des moins proches : Est-ce que je tends au bien ou est-ce que je veux plaire à l'autre ?
On ne se réduit pas à ce que l'on a fait ni à ce que l'on a été.
Tout ce que l'on croit savoir sur la réalité, ce ne sont que des étiquettes qui la figent.
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Dans la même œuvre

Très vite, j'eus l'intuition qu'en fuyant le handicap, on s'isole. Il est là, il faut l'accueillir comme un cinquième membre, composer avec lui. Pour ce faire, la connaissance de ses faiblesses me semble primordiale.
La blessure fondamentale de mon existence réside tout de même dans ce manque d'affection, et je ne puis taire que la distance procède de la maltraitance lorsqu'elle n'est pas naturelle, souple.
Qui est le plus respectueux : le contrôleur qui exige le paiement, ou celui qui, par pitié, renonce à son devoir ?
On a de plus en plus tendance à exclure le différent, l'inutile, l'étranger, l'autre.
La douceur de la vie dans sa simplicité la plus pure rappelle qu'il faut profiter d'elle envers et contre tout. La vie n'était plus une rivale, mais une alliée. Alliée exigeant, sévère, mais alliée tout de même.