On ne se réduit pas à ce que l'on a fait ni à ce que l'on a été.

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On a de plus en plus tendance à exclure le différent, l'inutile, l'étranger, l'autre.
Je m'interroge souvent quand j'agis avec les autres, lorsque je suis avec des proches ou des moins proches : Est-ce que je tends au bien ou est-ce que je veux plaire à l'autre ?
Je pense que le mépris est tonique comme disait Balzac... En revanche, la pitié, par sa fadeur, anesthésie.
En reconnaissant que subsiste en moi un manque, je m'ouvre réellement au présent.
Tout ce que l'on croit savoir sur la réalité, ce ne sont que des étiquettes qui la figent.
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Tout ce que l'on croit savoir sur la réalité, ce ne sont que des étiquettes qui la figent.
Ce qui accroît la souffrance, et crée le manque, c'est la comparaison.
Faire, c'est fabriquer de nouvelles choses. Agir, c'est être les deux pieds sur terre et avancer, sans vouloir construire à tout prix du neuf.
Je suis déterminé à devenir ce que je suis avec une infinie patience.
Ne pas compliquer les choses. Ne rien surajouter quand les difficultés apparaissent. Sans les nier, il s'agit de retourner au réel, de voir que l'imaginaire, comme un cheval, s'emballe et empire la situation.