Ce qui accroît la souffrance, et crée le manque, c'est la comparaison.

À lire aussi de Alexandre Jollien

Je suis déterminé à devenir ce que je suis avec une infinie patience.
Très vite, j'eus l'intuition qu'en fuyant le handicap, on s'isole. Il est là, il faut l'accueillir comme un cinquième membre, composer avec lui. Pour ce faire, la connaissance de ses faiblesses me semble primordiale.
Ma raison lutte sans cesse contre mon affectivité. Je dois tout de même reconnaître que parfois, j'aime mes quintes passionnelles et qu'avec volupté je me soumets à leur esclavage. Après tout, ne viennent-elles pas pimenter une existence, cacher un vide ?
Rencontrer l'autre, c'est se reposer un peu de soi.
On a de plus en plus tendance à exclure le différent, l'inutile, l'étranger, l'autre.
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Dans la même œuvre

Tout ce que l'on croit savoir sur la réalité, ce ne sont que des étiquettes qui la figent.
On ne se réduit pas à ce que l'on a fait ni à ce que l'on a été.
Faire, c'est fabriquer de nouvelles choses. Agir, c'est être les deux pieds sur terre et avancer, sans vouloir construire à tout prix du neuf.
Je suis déterminé à devenir ce que je suis avec une infinie patience.
Ne pas compliquer les choses. Ne rien surajouter quand les difficultés apparaissent. Sans les nier, il s'agit de retourner au réel, de voir que l'imaginaire, comme un cheval, s'emballe et empire la situation.