Je ne veux pas mourir encore.

À lire aussi de André Chénier

Hélas chez ton amant tu n'es point ramenée. - Tu n'as point revêtu ta robe d'hyménée. - L'or autour de tes bras n'a point serré de noeuds. - Les doux parfums n'ont point coulé sur tes cheveux.
Les amants malheureux vieillissent en un jour.
Hélas ! chez ton amant tu n'es point ramenée. Tu n'as point revêtu ta robe d'hyménée. L'or autour de tes bras n'a point serré de noeuds. Les doux parfums n'ont point coulé sur tes cheveux.
Il est si doux, si beau, de s'être fait soi-même, De devoir tout à soi, tout aux beaux-arts qu'on aime.
Les Ménades couraient en longs cheveux épars - Et chantaient Evoë, Bacchus et Thyonée.
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Qu'un stoïque aux yeux secs vole embrasser la mort, - Moi je pleure et j'espère.
Je ne suis qu'au printemps, je veux voir la moisson; - Et comme le soleil, de saison en saison, - Je veux achever mon année.
Je n'ai vu luire encor que les feux du matin: - Je veux achever ma journée.
O mort, tu peux attendre; éloigne, éloigne-toi; - Va consoler les coeurs que la honte, l'effroi, - Le pâle désespoir dévore.