il n'y a plus de singularité. Jusqu'aux années 70, j'ai vécu un temps fantastique, révolutionnaire, Elvis, les Rolling Stones… La production aujourd'hui est devenue uniforme. Il y a cependant des exceptions, des artistes que j'apprécie particulièrement comme Julien Doré avec qui j'ai enregistré “Africa”.
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Je n'ai jamais suivi les tendances. J'ai fait ma propre mode, enfin je pense. À certains moments la mode m'a rejoint, à d'autres elle m'a quitté… C'est le cycle de ma vie.
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Le Rock est mort le jour où Elvis est parti à l'armée. Après, oui, il y a la récup par des groupes anglais, et ils ont fait du bien à cette musique, sans doute. J'étais plus Rolling Stones que Beatles d'ailleurs. Bon… je déteste la nostalgie, mais j'ai vécu une période extraordinaire dans tous les domaines de la créativité. Tous les jours il se passait quelque chose. Jusqu'au début des années 70. Aujourd'hui…
J'ai eu pour ma part la chance énorme d'avoir rencontré des gens fabuleux, qui m'ont fait avancer, au contact desquels j'ai grandi. J'adore apprendre, moi. Comme je dis souvent, j'ai été aussi ravi de rencontrer Edith Piaf et Georges Brassens qu'Elvis Presley et les Beatles. J'en étais aussi fier, et cela m'a construit tout autant.
Ma mère m'a toujours encouragé. La chanson Maman n'aime pas ma musique, que j'ai interprétée dans les années soixante-dix, était tout sauf autobiographique !
Ma mère surtout était croyante. J'ai fait tout le parcours : communion, confirmation… Avec le recul, je ne le regrette pas. Ça m'a appris les bases du respect, de la politesse et de la bienséance.
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En vérité, je suis né sur scène. J'ai commencé j'avais 15 ans. J'ai sorti mon premier disque en 1961, aussi je fais partie de cette génération qui se devait de faire de la scène. Par la suite, certains ont pu avoir du succès sans en faire mais nous, on nous a mis tout de suite devant un public. Cela fait donc partie de mes racines, peut-être même de mes gênes.
En vérité, je suis né sur scène. J'ai commencé j'avais 15 ans.
Le vrai rock'n'roll, j'en fais ce moment sur scène pour mon plaisir et celui du public, j'espère, mais pour dire la vérité, celui qui a bercé ma prime jeunesse, n'existe plus, il n'y en a plus.
J'appartiens à une génération qui était, entre guillemets, “rebelle sans raison”. Nous rêvions de nous éloigner de nos parents, mener notre vie en toute indépendance ; ce qui est un peu l'opposé d'aujourd'hui : maintenant beaucoup de jeunes restent chez leurs parents, ont peur d'affronter la vie, ou font tout ce qu'on attend d'eux… Nous, non. Il faut aussi dire qu'à l'époque le chômage n'existait quasiment pas, celui qui ne bossait pas était un fainéant.
J'ai eu pour ma part la chance énorme d'avoir rencontré des gens fabuleux, qui m'ont fait avancer, au contact desquels j'ai grandi. J'adore apprendre, moi. Comme je dis souvent, j'ai été aussi ravi de rencontrer Edith Piaf et Georges Brassens qu'Elvis Presley et les Beatles. J'en étais aussi fier, et cela m'a construit tout autant.