Je me disais que pour prendre conscience de la vie il fallait changer d'angle.

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Mon affinité avec la mort a commencé dès mon plus jeune âge non pas par excès de morbidité mais par conscience de la finitude et plus exactement de Ma finitude. Mon corps d'enfant contenait à lui seul tous les signes infaillibles d'un défaut d'infini.
Il n'y a pas d'amour seul comme il n'y a pas d'écriture orpheline.
On ne tire jamais de traits définitifs, on le sait, le passé est un serpent qui mord.
Ne pas être algérienne. Ne pas être française. C'est une force contre les autres. Je suis indéfinie. C'est une guerre contre le monde. Je deviens inclassable. Je ne suis pas assez typée.
Les enfants portent mon enfance. Je les aime pour cela. Pour ce qu'ils font réapparaître: les cris dans les vagues, la sieste sur la plage, les yeux vers le ciel, cette grande solitude.
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Dans la même œuvre

Tout se défait, tout se sépare, et je ne sais pas si l'on retrouve un jour les choses que l'on a perdues.
Les rêves c'est la partie de soi que l'on ne peut pas montrer. Parce que c'est l'âme sans défense.
Je vois Sami partout dans mes mots et je sens que je peux pleurer ce soir, parce qu'une année vient de passer et qu'il n'est pas revenu. Et qu'il ne reviendra peut-être plus.