Les rêves c'est la partie de soi que l'on ne peut pas montrer. Parce que c'est l'âme sans défense.

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Les avions me fascinaient, j'y voyais le symbole de la liberté, du danger même, non d'avoir un accident, mais de laisser ce que l'on connaissait, qui encadrait ; partir était aussi se quitter soi-même.
Je fréquentais l'église, seul lieu où le silence n'est pas inconvenant.
Ne pas être algérienne. Ne pas être française. C'est une force contre les autres. Je suis indéfinie. C'est une guerre contre le monde. Je deviens inclassable. Je ne suis pas assez typée.
Tout se défait, tout se sépare, et je ne sais pas si l'on retrouve un jour les choses que l'on a perdues.
Toute notre vie consiste à se battre contre nous-mêmes.
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Tout se défait, tout se sépare, et je ne sais pas si l'on retrouve un jour les choses que l'on a perdues.
Je me disais que pour prendre conscience de la vie il fallait changer d'angle.
Je vois Sami partout dans mes mots et je sens que je peux pleurer ce soir, parce qu'une année vient de passer et qu'il n'est pas revenu. Et qu'il ne reviendra peut-être plus.