J'invite la terre à être le tabernacle de mon âme lasse.

À lire aussi de Mahmoud Darwich

Les souvenirs sont parfois l’identité des étrangers. Mais le temps s’unit au souvenir. Il enfante des réfugiés que le passé abandonne et laisse sans souvenir.
Dais de moi, si je rentre un jour - Une ombrelle pour tes paupières - Recouvre mes os de cette herbe - Baptisée sous tes talons innocents.
Le café , la première tasse de café , est le miroir de la main , de cette main qui tourne le breuvage . Ce café est déchiffrement du livre ouvert de l'âme , devin des secrets que le jour renferme .
Il y a des morts qui sommeillent dans des chambres que vous bâtirez. Des morts qui visitent leur passé dans les lieux que vous démolissez. Des morts qui passent sur les ponts que vous construirez. Et il y a des morts qui éclairent la nuit des papillons, qui arrivent à l'aube pour prendre le thé avec vous, calmes tels que vos fusils les abandonnèrent. Laissez donc, Ô invités du lieu, quelques sièges libres pour les hôtes, qu'ils vous donnent lecture des conditions de la paix avec les défunts.
Le café, pour l'amateur que je suis, c'est la clé du jour. Le café, pour le connaisseur que je suis, il faut se le préparer soi-même et ne pas se le faire servir. Car celui qui vous l'apporte y ajoute ses paroles, et le café du matin ne supporte pas le moindre mot. Il est aube vierge et silencieuse. L'aube - mon aube - est étrangère à la moindre parole. L'odeur du café hait le moindre bruit, fût-ce un simple bonjour, et se gâte.
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Dans la même œuvre

Je dis tant de choses sur la différence ténue entre les femmes et les arbres, Sur la magie de la terre, sur un pays dont je n'ai trouvé le tampon sur aucun passeport. Et je demande : Mesdames et messieurs aux coeurs bons, la terre des hommes est-elle, comme vous l'affirmez, à tous les hommes ?
Le vent m'emporte lorsque la terre me devient étroite. Il me faut voler et brider le vent. Mais je ne suis qu'un fils d'Adam.
Il y a des morts qui sommeillent dans des chambres que vous bâtirez. Des morts qui visitent leur passé dans les lieux que vous démolissez. Des morts qui passent sur les ponts que vous construirez. Et il y a des morts qui éclairent la nuit des papillons, qui arrivent à l'aube pour prendre le thé avec vous, calmes tels que vos fusils les abandonnèrent. Laissez donc, Ô invités du lieu, quelques sièges libres pour les hôtes, qu'ils vous donnent lecture des conditions de la paix avec les défunts.
Je ne désire de l'amour que le commencement. Les pigeons ravaudent le vêtement de ce jour. Les fenêtres sont vides des jardins de ton châle. En un autre temps. Je savais nombre de choses de toi et je cueillais le garénia.
Je suis toi dans les mots. Un même livre nous réunit. Nous sommes également couverts de cendre et nous n'étions. Dans l'ombre que deux victimes, deux témoins Deux courts poèmes sur la nature Attendant que le ravage achève son destin.