Le ciel est loin de la mer... et je suis loin de mes mots.
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Je dis tant de choses sur la différence ténue entre les femmes et les arbres, Sur la magie de la terre, sur un pays dont je n'ai trouvé le tampon sur aucun passeport. Et je demande : Mesdames et messieurs aux coeurs bons, la terre des hommes est-elle, comme vous l'affirmez, à tous les hommes ?
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À lire aussi de Mahmoud Darwich
La guerre : Elle démolit notre pièce de théâtre pour nous contraindre à jouer sans texte ou dialogues.
Les souvenirs sont parfois l’identité des étrangers. Mais le temps s’unit au souvenir. Il enfante des réfugiés que le passé abandonne et laisse sans souvenir.
Le vent m'emporte lorsque la terre me devient étroite. Il me faut voler et brider le vent. Mais je ne suis qu'un fils d'Adam.
J'ai la nostalgie du pain de ma mère, - \r\nDu café de ma mère, - Des caresses de ma mère... - Et l'enfance grandit en moi, - Jour après jour, - Et je chéris ma vie, car - Si je mourais, - J'aurais honte des larmes de ma mère !
Dans la même œuvre
Le vent m'emporte lorsque la terre me devient étroite. Il me faut voler et brider le vent. Mais je ne suis qu'un fils d'Adam.
Il y a des morts qui sommeillent dans des chambres que vous bâtirez. Des morts qui visitent leur passé dans les lieux que vous démolissez. Des morts qui passent sur les ponts que vous construirez. Et il y a des morts qui éclairent la nuit des papillons, qui arrivent à l'aube pour prendre le thé avec vous, calmes tels que vos fusils les abandonnèrent. Laissez donc, Ô invités du lieu, quelques sièges libres pour les hôtes, qu'ils vous donnent lecture des conditions de la paix avec les défunts.
Je ne désire de l'amour que le commencement. Les pigeons ravaudent le vêtement de ce jour. Les fenêtres sont vides des jardins de ton châle. En un autre temps. Je savais nombre de choses de toi et je cueillais le garénia.
Je suis toi dans les mots. Un même livre nous réunit. Nous sommes également couverts de cendre et nous n'étions. Dans l'ombre que deux victimes, deux témoins Deux courts poèmes sur la nature Attendant que le ravage achève son destin.
La poésie est née des premiers étonnements devant la vie, quand l'humanité naissante s'interrogea sur les premiers mystères de l'existence. C'est ainsi que l'universel fut, dès l'origine, local.