La poésie est née des premiers étonnements devant la vie, quand l'humanité naissante s'interrogea sur les premiers mystères de l'existence. C'est ainsi que l'universel fut, dès l'origine, local.

À lire aussi de Mahmoud Darwich

Il y a des morts qui sommeillent dans des chambres que vous bâtirez. Des morts qui visitent leur passé dans les lieux que vous démolissez. Des morts qui passent sur les ponts que vous construirez. Et il y a des morts qui éclairent la nuit des papillons, qui arrivent à l'aube pour prendre le thé avec vous, calmes tels que vos fusils les abandonnèrent. Laissez donc, Ô invités du lieu, quelques sièges libres pour les hôtes, qu'ils vous donnent lecture des conditions de la paix avec les défunts.
Le ciel est loin de la mer... et je suis loin de mes mots.
J'invite la terre à être le tabernacle de mon âme lasse.
Le vent m'emporte lorsque la terre me devient étroite. Il me faut voler et brider le vent. Mais je ne suis qu'un fils d'Adam.
Comment les cinq sens essaient-ils d’entrevoir le prodige - \r\nQuand tes yeux sont des miracles ? - \r\nTu dors à l’heure où les vagues m’enlèvent - \r\nEt aux frontières de ta poitrine, débute la mer.
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Dans la même œuvre

Je dis tant de choses sur la différence ténue entre les femmes et les arbres, Sur la magie de la terre, sur un pays dont je n'ai trouvé le tampon sur aucun passeport. Et je demande : Mesdames et messieurs aux coeurs bons, la terre des hommes est-elle, comme vous l'affirmez, à tous les hommes ?
Le vent m'emporte lorsque la terre me devient étroite. Il me faut voler et brider le vent. Mais je ne suis qu'un fils d'Adam.
Il y a des morts qui sommeillent dans des chambres que vous bâtirez. Des morts qui visitent leur passé dans les lieux que vous démolissez. Des morts qui passent sur les ponts que vous construirez. Et il y a des morts qui éclairent la nuit des papillons, qui arrivent à l'aube pour prendre le thé avec vous, calmes tels que vos fusils les abandonnèrent. Laissez donc, Ô invités du lieu, quelques sièges libres pour les hôtes, qu'ils vous donnent lecture des conditions de la paix avec les défunts.
Je ne désire de l'amour que le commencement. Les pigeons ravaudent le vêtement de ce jour. Les fenêtres sont vides des jardins de ton châle. En un autre temps. Je savais nombre de choses de toi et je cueillais le garénia.
Je suis toi dans les mots. Un même livre nous réunit. Nous sommes également couverts de cendre et nous n'étions. Dans l'ombre que deux victimes, deux témoins Deux courts poèmes sur la nature Attendant que le ravage achève son destin.