J'ai tenté de lui rendre vie, à défaut qu'on lui rende justice. Au moins, je ne l'aurais pas laissée sans voix.

À lire aussi de Irène Frain

Il n'y a pas que la vie qui fasse vieillir, les souvenirs s'y entendent encore mieux, quand la mémoire est impuissante à leur trouver un sens.
J'aime les traces. Oui, elles finissent par s'effacer. Mais pas toutes. Et la mémoire, lorsqu'elle triomphe de l'oubli, est féroce.
Il a l'air de penser que, chez tout homme, même la plus noire crapule, demeure un lac d'innocence absolument intact. Selon lui, il peut resurgir à tout moment au grand jour. Il suffit que le type, ou la fille, reçoive un peu d'amour.
Si tu n’imagines rien, ta vie reste comme elle est, immobile.
Quelle que soit son origine, le silence est une agression. Je dois y mettre fin.
Toutes les citations de Irène Frain →

Dans la même œuvre

J'ai entrepris d'écrire ce livre quatorze mois après le meurtre, quand le silence m'est devenu insupportable.
Mais savoir n'est pas nécessairement un bienfait. On peut savoir et ne rien comprendre à ce qu'on sait. Seulement comment comprendre quand on ne sait rien ?
Nous sommes égaux dans la mort mais nos morts ne sont pas égales. Il y a les belles morts, les fins qu'on a vues venir, qui ont pris leur temps. Et les mauvaises morts, les « males morts » ,comme on disait au Moyen âge : massacres, exécutions, disparitions subites, accidentelles, sanglantes, atroces ou énigmatiques, suicides, crimes.
Les fantômes sont les émanations d'un monde infiniment plus riche et divers, notre imaginaire.
Je dois aux livres ma victoire contre le silence. Ce sont des passeports. Ils abattent les murs, les remparts, les frontières, toutes les barrières que les humains ont inventé pour s'ignorer, se déchirer.