J'ai le souvenir d'une époque assez drôle et bruyante, sûrement ma vie avec mon frère. Et puis après sa mort plus rien. Le silence. Un silence noir. Quelque chose comme l'ombre des mots. L'absence de paroles, qu'est ce que c'est ? L'aphasie, je crois. L'aphasie des sentiments. Les grandes douleurs sont muettes comme on dit. Et elles ont tort. – seul le silence est grand tout le reste est faiblesse- écrivait Alfred de Vigny.

À lire aussi de Anne Percin

Ça avait l'air si beau d'être amoureuse. Ça te donnait un air alangui, un peu triste, et pourtant tu rayonnais comme une princesse de contes.
Pourquoi la route vers l'art est-elle pour certains, comme un sentier bordé de fleurs qu'on suit toujours en montant et, pour d'autres, une longue chute dans un gouffre sans fond ? Tandis que certains marchent sereinement vers l'inconnu, d'autres ne font que tomber. Pourquoi ?
Il y avait bien une tumeur. Grosse comme une boule de ping-pong, paraît-il. Une tu-meurs.
Pour critiquer la société, on a besoin d’un public.
La souffrance physique n'est pas la mort de l'âme, elle est son combat. La tristesse, c'est la mort de l'âme.
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Dans la même œuvre

J'ai d'ores et déjà compris une chose, c'est que l'art est un masque. C'est le masque qui rend acceptable, tolérable, visible, appréciable même peut-être, pour la société, une singularité qui normalement, vous condamne à en être rejeté.
Supporter d'entendre sa propre pensée demande un courage que je n'avais pas il y a encore quelques années. Je préférais me taire et m'oublier dans la musique.
Le bonheur, même quand il vous est donné d'un coup, il faut se retenir d'en jouir trop vite, il faut en faire de petites provisions pour les jours d'après. Car viennent ensuite des jours entiers, tout noirs.
Aimer, c'est sentir vivre en soi quelqu'un qui n'est pas soi.
Qu'on fasse cent mètres ou qu'on en fasse trois millions, partir c'est avancer, bouger, vivre. Je n'aime pas le voyage, j'aime le départ. Pas besoin d'exotisme. C'est le premier pas qui coûte. Partir, ce n'est pas mourir un peu. Partir, c'est vivre.