C'est là que j'ai compris : une aubergine, ça se traite comme une bimbo sur la plage. On la déshabille, on la tartine d'huile et on la laisse bronzer à petit feu, à son rythme.
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Supporter d'entendre sa propre pensée demande un courage que je n'avais pas il y a encore quelques années. Je préférais me taire et m'oublier dans la musique.
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À lire aussi de Anne Percin
Ma chérie, quand tu seras grande, tu comprendras qu'être femme, ça ne se résume pas à être mère.
Quand je respire à fond, mes narines sont saturées de l'odeur des vieux livres. Je respire le dix-neuvième siècle. J'ai l'impression d'être dans une boule qu'on retourne, où tombe une neige synthétique. C'est une drôle de bulle, un drôle d'univers. J'ai créé autour de moi un rempart fait de ruines, avec fortifications littéraires, fondations enfantines, tour de guet philosophique, meurtrières ironiques. Bien malin qui m'en délogera.
Heureusement , il me reste internet source inépuisable de distraction bon marché .
Le bonheur, même quand il vous est donné d'un coup, il faut se retenir d'en jouir trop vite, il faut en faire de petites provisions pour les jours d'après. Car viennent ensuite des jours entiers, tout noirs.
Dans la même œuvre
J'ai d'ores et déjà compris une chose, c'est que l'art est un masque. C'est le masque qui rend acceptable, tolérable, visible, appréciable même peut-être, pour la société, une singularité qui normalement, vous condamne à en être rejeté.
Le bonheur, même quand il vous est donné d'un coup, il faut se retenir d'en jouir trop vite, il faut en faire de petites provisions pour les jours d'après. Car viennent ensuite des jours entiers, tout noirs.
Aimer, c'est sentir vivre en soi quelqu'un qui n'est pas soi.
Qu'on fasse cent mètres ou qu'on en fasse trois millions, partir c'est avancer, bouger, vivre. Je n'aime pas le voyage, j'aime le départ. Pas besoin d'exotisme. C'est le premier pas qui coûte. Partir, ce n'est pas mourir un peu. Partir, c'est vivre.
Partir, ce n'est pas mourir un peu. Partir, c'est vivre.