Il y avait bien une tumeur. Grosse comme une boule de ping-pong, paraît-il. Une tu-meurs.

À lire aussi de Anne Percin

Les artistes sont les gens les plus opiniâtres qui soient. Au mépris de tous les avertissements, ils s'entêtent à vouloir offrir au monde ce qu'ils croient lui manquer. Seulement le monde ne le sait pas encore, et l'artiste sera mort quand le monde s'en rendra compte.
En art comme en amour, il faut avoir le courage de ses opinions. Nul n'est tenu d'aimer comme il faut.
Je n'ai jamais douté que j'avais des racines, moi. Je ne les ai jamais arrachées. Tout juste ai-je tiré parfois sur certaines lianes qui me gênaient, qui m'empêchaient d'avancer.
L'art ne donne pas de petites satisfactions d'amour-propre. L'art justifie d'être venu au monde ou nous rend supportable le monde.
Je ne risque pas de l'éblouir par la richesse de mon vocabulaire, la finesse de mon humour ou le charme de ma conversation. Remarque, c'est pas grave. Si les filles éblouissaient les mecs grâce à leur intelligence, depuis des millénaires, ça se saurait.
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Dans la même œuvre

Tout arrive, dans la vie. Si le pire peut arriver, c'est que le meilleur aussi. Y'a pas de raison. Après tout.
J'ai voulu prouver à ma mère que c'était pas grave de perdre ses cheveux. Je crois qu'elle avait plus peur du regard des autres que de mourir pendant son opération. C'est débile, non ? Qu'on doive se cacher pour être malade, je trouve ça dingue ! Comme si ça suffisait pas de souffrir, faudrait encore le faire en silence ! Et puis quoi, encore ?
Le bombardement chimique qui se poursuivait dans ses veines, via la petite boîte magique, c'était son petit Hiroshima personnel. On n'aurait pas cru, à la voir, mais il y avait une guerre en elle. Et la guerre, ça dévaste.
Franchir l'obstacle. Traverser, avancer. Même si on se fait mal. Bien sûr, on n'avait pas fini de traverser ce foutu champ miné, elle et moi. Mais, entre deux piqûres d'orties, on pouvait respirer, rire, profiter des bonnes choses. Vivre quoi. Espérer. Croire aux signes, en la chance.
Il y a des choses qu'on n'a pas du tout envie de croire possibles. On les pousse tout au bout de son cerveau, dans un petit coin sombre où on ne les voit plus, comme on planque des trucs sous le lit dans sa chambre. Enfin, moi, c'est comme ça que je fais, et si ça marche avec les papiers de bonbons, ça peut marcher avec d'autres trucs.