Il n'était pas difficile de voir que le capitaine soignait ses relations et qu'il avait plus d'avantages à rendre service à la demoiselle qu'à livrer la vérité qu'il connaissait parfaitement.

À lire aussi de Pierre Lemaitre

A la guerre, on veut des morts franches, héroïques et définitives, c'est pour cette raison que les blessés, on les supporte, mais qu'au fond, on ne les aime pas.
Quand on avance vers l'ennemi, on ne meurt pas de deux balles dans le dos.
Le métier de braqueur ressemble beaucoup à celui d'acteur de cinéma, on passe son temps à attendre et ensuite on fait sa journée en quelques minutes.
Mourir le dernier, c'est comme mourir le premier, rien de plus con.
La vie d'Albert tient à peu de chose : il ne sera pas fusillé parce que, ce mois-ci, ce n'est pas à la mode.
Toutes les citations de Pierre Lemaitre →

Dans la même œuvre

Mourir le dernier, c'est comme mourir le premier, rien de plus con.
On imagine souvent que les puissants sont grands, on est surpris de les trouver normaux.
Un militaire, vous lui retirez la guerre qui lui donnait une raison de vivre et une vitalité de jeune homme, vous obtenez un croûton hors d'âge.
Somme toute, une guerre mondiale, ça n'était jamais qu'une tentative de meurtre généralisée à un continent.
Certes, la guerre avait été meurtrière au-delà de l'imaginable, mais si on regardait le bon côté des choses, elle avait permis aussi de grandes avancées en matière de chirurgie maxillofaciale.