On n'apprend des vérités si fortes qu'en ayant soif, qu'en éprouvant l'amour et en mourant : trois activités qui nécessitent un corps.
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Il faut accepter de ne pas comprendre certaines choses chez ses amis.
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(Elle) se mit à tapoter, avec une vitesse fulgurante, sur sa calculette dont elle n'avait même pas besoin de regarder le clavier.
Je n'injurie jamais, monsieur, je diagnostique.
C'est si confortable de continuer à salir la réputation d'un livre. Aucun risque que le bouquin se venge: c'est ça qui est bien avec la littérature. On peut tout se permettre.
Le beau, qui devrait servir à faire communier les hommes dans l'admiration, sert à exclure.
Dans la même œuvre
La littérature a un pouvoir plus que libérateur: elle a un pouvoir salvateur. Elle m'a sauvé: sans les livres, je serais morte depuis longtemps.
L'amour: c'est une maladie qui rend mauvais. Dès que l'on aime vraiment quelqu'un, on ne peut s'empêcher de lui nuire, même et surtout si l'on veut le rendre heureux.
La laideur, c'est rassurant: il n'y a aucun défi à relever, il suffit de s'abandonner à sa malchance, de s'en gargariser, c'est si confortable. La beauté est une promesse: il faut pouvoir la tenir, il faut être à la hauteur.
Pourquoi est-il impossible de faire du bien à quelqu'un sans lui faire de mal? Pourquoi est-il impossible d'aimer quelqu'un sans le détruire?
L'amoureux est un être complexe qui cherche aussi à rendre heureux.