On n'apprend des vérités si fortes qu'en ayant soif, qu'en éprouvant l'amour et en mourant : trois activités qui nécessitent un corps.

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Jamais vous ne verrez deux femmes se battre sainement à coups de poing ni même s'envoyer une solide bordée d'injures : chez elles, c'est le triomphe des coups bas, des petites phrases immondes qui font tellement plus de mal qu'un direct dans la mâchoire.
On croit que l'amour est fusionnel. Sous le même toit, il le devient beaucoup moins.
S'il n'y avait pas eu en moi cette trace sombre, je n'aurais jamais pu tomber amoureux. L'état amoureux ne guette pas les êtres étrangers au mal. Non qu'il y ait quoi que ce soit de mal dans cet état, mais il faut, pour le connaître, receler les gouffres qui permettront l'apparition d'un si profond vertige
La musique sacrée contamine l'âme d'un élan qui ressemble à la foi sans en être.
Tout assistant considère son professeur comme un imbécile et le contraire est valable aussi.
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Dans la même œuvre

Pour éprouver la soif, il faut être vivant.
Se sentir plus intelligent qu'autrui est toujours le signe d'une déficience.
Rien n'est plus irritant que ces gens qui, sous prétexte qu'ils vous aiment, prétendent vous connaître par coeur.
L'amour concentre la certitude et le doute : on est sûr d'être aimé autant qu'on en doute, non pas tour à tour, mais en une simultanéité déconcertante.
Quand on tombe amoureux, on devient présent à un point phénoménal. Par la suite, ce n'est pas l'amour qui se dissipe, c'est la présence. Si vous voulez aimer comme au premier jour, c'est votre présence qu'il faut cultiver.