Il existe un point précis dans la trajectoire d'un artiste. Le moment où sa propre voix commence à se faire entendre. La densité se propage en elle, comme du sang dans de l'eau.

À lire aussi de David Foenkinos

L'expression vie commune veut tout dire: on vit une seule vie pour deux. Alors forcément vient un moment où l'on se sent à l'étroit dans cette moitié de vie.
Chacun peut adorer la lecture, à condition d'avoir en main le bon roman, celui qui vous plaira, qui vous parlera, et dont on ne pourra pas se défaire.
Personne n'entend ceux qui disent vouloir être seuls.
Quelle idiotie d'attendre en permanence l'affection de ses parents; il suffisait qu'ils vous jettent un petit os pour qu'on le ronge joyeusement en remuant la queue.
Choisir un prénom est si difficile. Il ne s'agit pas non plus de mettre le paquet dans le sens inverse. Je suis toujours stupéfait qu'on appelle un enfant Ulysse ; imaginez si le pauvre se retrouve timoré à la vue de son ombre.
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Dans la même œuvre

On cherche souvent de jolies raisons aux étrangetés des autres.
Il a des théories sur le rangement des livres. Notamment celle du bon voisinage. Le livre que l'on cherche n'est pas forcément celui que l'on doit lire. Il faut regarder celui d'à côté.
On peut tout quitter sauf ses obsessions.
La délation n'est pas périssable.
Albert se positionne au milieu de la lignée d'hommes dignes. Oui, ils sont dignes. On sent la volonté de ne pas offrir en plus du reste de sa douleur. C'est la seule chose que l'on peut conserver. Quand on n'a plus rien. L'envie de se tenir droit.