Il est difficile de dater le début du déclin d'un amour. C'est progressif, insidieux, l'aisance sournoise des agonies.

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Je ne disais rien non plus de mon bonheur. Enfin, c'est sûrement un mot excessif. Je ne devrais pas dire bonheur, mais il manque un terme qui évoque le simple fait d'être bien. On pourrait dire bienheur.
Je sens que tout va très vite, et que la vie est bien trop courte pour se permettre la médiocrité. Je sens en moi l'urgence du bonheur.
Choisir un prénom est si difficile. Il ne s'agit pas non plus de mettre le paquet dans le sens inverse. Je suis toujours stupéfait qu'on appelle un enfant Ulysse ; imaginez si le pauvre se retrouve timoré à la vue de son ombre.
Chaque grain de nostalgie est un rétrécissement du chemin nous menant à la mort.
Que veulent les vieux? Ils s'isolent lentement, sur ce chemin qui conduit à la blancheur.
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Comment croire ceux qui disent écrire pour eux. Les mots ont toujours une destination, aspirent à un autre regard. Ecrire pour soi serait comme faire sa valise pour ne pas partir.
Les écrivains sont dingues, tout le monde le sait. Et ceux qui ne sont pas publiés, ça doit être encore pire.
On peut se raisonner, mais c'est toujours le corps qui décide du temps nécessaire à la cicatrisation affective.
En vieillissant, elle s'était rendu compte que plus personne ne la pensait capable d'avoir de l'humour. Forcément, les vieux doivent devenir sinistres, ne rien comprendre à rien, et être incapables du moindre trait d'esprit.
On dit parfois qu'un coup de foudre est la reconnaissance d'un sentiment qui existe déjà en nous.