Il est des nombres, tel celui des étoiles, dont seul le Créateur détient et détiendra toujours le secret.

À lire aussi de Erik Orsenna

Je pense aux ingénieurs qui voient le monde comme une planche à dessin. Je pense aux paysans qui depuis tant d'années se sont acharnés à faire en sorte que le monde coïncide avec le dessin de la planche.
Je donne énormément de livres, quitte à les racheter si je veux les relire.
Le plus étrange, c'est que le mot Mot, si je puis dire, vient du latin -muttum- dont on a tiré Mutisme, l'absence de parole. Drôle de destin pour le mot Mot, qui sert à parler.
Les mots m'ont fait découvrir qu'une autre vie était possible. Ils m'ont offert une merveilleuse porte de sortie. La grande évasion, en quelque sorte. Je n'ai jamais cessé de m'en remettre à eux. Ils restent les garants de ma pensée
Nul n'ignore que les familles sont des nids à douleur et que, pour se faire mutuellement et cruellement souffrir, personne n'a le génie d'une mère et d'une fille.
Toutes les citations de Erik Orsenna →

Dans la même œuvre

D'où vient l'imaginaire, sinon de pays que nous ne connaissons pas encore ?
Les marins, savent que leur royaume est mouvant et que dans ce royaume, il n'existe que des vérités humbles, des assurances fragiles.
La Connaissance est la générosité même, tandis que le Secret est avaricieux et jaloux. Il garde pour lui, il engrange, il thésaurise.
Quand on ne dispose pas de bateau - ou plutôt d'eau pour les y faire naviguer -, la seule façon de fuir, c'est lire.
D'ordinaire on ne retient des voyages que leur destination, alors qu'ils sont d'abord, des sources.