D'où vient l'imaginaire, sinon de pays que nous ne connaissons pas encore ?

À lire aussi de Erik Orsenna

Il se contenta de poser sa main droite sur son épaule. Une main légère comme un oiseau. Souvent, toucher, effleurer même, vaut mieux que parler.
Les citations sont la preuve que certains écrivains ont vraiment existé et qu'en creusant bien on pourrait trouver un peu de réalité biographique sous les mots.
Que serions-nous... Jeanne, Jeanne... sans le secours de ce qui n'existe pas ?
Il suffit à un point d'en ajouter deux autres pour que le final devienne suspensif. Et que l'espoir renaisse.
Il faut se souvenir que la non-visibilité, la non-palpabilité et la non-sensibilité d'une chose ne sont pas les preuves de sa non-existence.
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Dans la même œuvre

Les marins, savent que leur royaume est mouvant et que dans ce royaume, il n'existe que des vérités humbles, des assurances fragiles.
La Connaissance est la générosité même, tandis que le Secret est avaricieux et jaloux. Il garde pour lui, il engrange, il thésaurise.
Quand on ne dispose pas de bateau - ou plutôt d'eau pour les y faire naviguer -, la seule façon de fuir, c'est lire.
D'ordinaire on ne retient des voyages que leur destination, alors qu'ils sont d'abord, des sources.
Chaque carte est une peau. Comme une peau, elle confère l'identité. Comme une peau, elle est sac; elle évite que les réalités contenues en elle ne s'évident.