La Connaissance est la générosité même, tandis que le Secret est avaricieux et jaloux. Il garde pour lui, il engrange, il thésaurise.

À lire aussi de Erik Orsenna

J'ai simplement laissé sur la table en pin du salon un mot, «pardon», et un cadeau, une citation. Les citations sont les pilotis de l'écrivain fantôme: sans elles, il s'enfoncerait doucement dans le néant.
La guerre est simple: Simple et triste. Les morts pourrissent. Les blessés saignent. Les survivants pleurent.
Nous sommes fait d'eau. Et, comme elle, nous suivons notre plus grande pente.
L'une des perversités de la guerre, c'est la tranquillité des villes de l'arrière.
Le bonheur d'une femme est un rempart. Tout chagrin est une porte.
Toutes les citations de Erik Orsenna →

Dans la même œuvre

D'où vient l'imaginaire, sinon de pays que nous ne connaissons pas encore ?
Les marins, savent que leur royaume est mouvant et que dans ce royaume, il n'existe que des vérités humbles, des assurances fragiles.
Quand on ne dispose pas de bateau - ou plutôt d'eau pour les y faire naviguer -, la seule façon de fuir, c'est lire.
D'ordinaire on ne retient des voyages que leur destination, alors qu'ils sont d'abord, des sources.
Chaque carte est une peau. Comme une peau, elle confère l'identité. Comme une peau, elle est sac; elle évite que les réalités contenues en elle ne s'évident.