Je pense aux ingénieurs qui voient le monde comme une planche à dessin. Je pense aux paysans qui depuis tant d'années se sont acharnés à faire en sorte que le monde coïncide avec le dessin de la planche.

À lire aussi de Erik Orsenna

Les marins, savent que leur royaume est mouvant et que dans ce royaume, il n'existe que des vérités humbles, des assurances fragiles.
Les bateaux ne partent pas que des ports, ils s'en vont poussés par un rêve.
Les citations sont la preuve que certains écrivains ont vraiment existé et qu'en creusant bien on pourrait trouver un peu de réalité biographique sous les mots.
Mes mots, si péniblement attrapés, je les retenais toujours par les ailes, je ne voulais pas les laisser, je craignais qu'ils ne s'échappent. Après tout, une phrase, pour un mot, c'est une prison. Ils préféreraient sûrement se promener seuls.
Elle s'agrippait à ma main. J'avais l'impression de l'assurer, comme on dit en alpinisme.
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Dans la même œuvre

La pauvreté n'a pas de limite: on trouve toujours quelqu'un de plus pauvre que les pauvres.
La nature a souvent de ces tranquillités ou de ces indifférences qui font honte aux agitations des hommes.
L'une des perversités de la guerre, c'est la tranquillité des villes de l'arrière.
Au commencement de toute humanité est l'eau. Au commencement de toute dignité, de toute santé, de toute éducation, de tout développement. Dans l'ordre des priorités, rien ne précède l'accès à l'eau.