La meilleure façon de stopper la propagation de l'épidémie [ coronavirus ], c'est la distanciation spatiale. Je sais que c'est un terme qui nous rebute. Après les annonces du président, jeudi soir, vendredi et ce [samedi] matin, je suis sorti et nous avons vu trop de gens dans les cafés et les restaurants. Cela me réjouirait en temps normal, mais pour quelques semaines, ce n'est pas ce que nous devons faire.
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Et la jeunesse, enfin, pourtant si naturellement contestataire, si portée à célébrer la différence, la liberté de penser, d'inventer, de créer et d'innover, est en même temps incroyablement moutonnière et conformiste.
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La lecture, recours contre le quotidien et la pression du court terme. Lieu privilégié, jardin secret.
Une bibliothèque est comme le « lieu de mémoire » de notre existence. Elle nous chuchote d’anciennes joies, murmure nos lacunes et trahit des promesses de lecture.
Lire, c'est prendre de la distance, acquérir une vision, se constituer tout au long de sa vie.
La culture, c'est la rencontre entre un individu et une oeuvre : De toutes les définitions de ce concept souvent insaisissable, c'est celle que je préfère. Elle présente l'immense avantage de mettre en contact au cœur de la culture sans tenter de définir ce qu'est une oeuvre.
Dans la même œuvre
La lecture, recours contre le quotidien et la pression du court terme. Lieu privilégié, jardin secret.
Appelez cela de l'égoïsme ou de la possessivité si vous voulez mais le fait est là : je ne donne pas mes livres. Et je les prête encore moins, même à mes meilleurs amis, pour respecter le vieil adage selon lequel un livre prêté est un livre perdu.
Le savoir est une arme, la bibliothèque est un arsenal.
Offrir un livre, c'est transmettre une partie de soi.
Offrir un livre n'est jamais neutre, et peut, entre deux individus être l'instrument d'une transmission immatérielle, parfois indicible mais puissante.