Est-ce que je t'écris pour te ressusciter ou pour te tuer à nouveau ?

À lire aussi de Annie Ernaux

D'avoir vécu une chose, quelle qu'elle soit, donne le droit imprescriptible de l'écrire.
Mais à quoi bon écrire si ce n'est pour désenfouir des choses, même une seule, irréductible à des explications de toutes sortes, psychologiques, sociologiques, une chose qui ne soit pas le résultat d'une idée préconçue ni d'une démonstration, mais du récit, une chose sortant des replis étalés du récit et qui puisse aider à comprendre-à supporter-ce qui arrive et ce qu'on fait.
Parmi toutes les raisons que j'avais de vouloir grandir il y avait celle d'avoir le droit de lire tous les livres.
J'ai commencé à faire de moi-même un être littéraire, quelqu'un qui vit les choses comme si elles devaient être écrites un jour
Au fond il n'y a que deux sortes de littérature, celle qui représente et celle qui cherche, aucune ne vaut plus que l'autre, sauf pour celui qui choisit de s'adonner à l'une plutôt qu'à l'autre.
Toutes les citations de Annie Ernaux →

Dans la même œuvre

Tu n'as d'existence qu'au travers de ton empreinte sur la mienne. T'écrire, ce n'est rien d'autre que faire le tour de ton absence. Décrire l'héritage d'absence. Tu es une forme vide impossible à remplir d'écriture.
Les enfants vivent mieux qu'on pense avec les secrets, avec ce qu'ils croient qu'il ne faut pas dire.
A la fin, elle a dit de toi elle était plus gentille que celle-là. - Celle-là, c'est moi.
Les parents d'un enfant mort ne savent pas ce que leur douleur fait à celui qui est vivant.
Tu n'as d'existence qu'au travers de ton empreinte sur la mienne. T'écrire, ce n'est rien d'autre que faire le tour de ton absence. D'écrire l'héritage d'absence. Tu es une forme vide impossible à remplir d'écriture.