Les rôles que nous jouons sont de papier. Nous chiffonnons l'un pour défroisser l'autre. Nous sommes des don Quichotte émerveillés, livrant bataille à l'ennui. Nous guerroyons sur toutes les scènes, archers fidèles, mots tirés aux coeurs des spectateurs, mots fléchés que l'on aime. Nos personnages sont immortels mais nous sommes plus fragiles que la soie de leur costume.
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En votre absence je me noie ou plutôt je me cache parfois dans de mornes soirées à refaire l'inutile, à chercher un regard pour finir la nuit, à ne pas vous trouver, à regretter d'être venu, de ne pas être ailleurs, tout simplement ailleurs.
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Est-ce qu'on se connaît trop ? Non, jamais. On tente de se reconnaître et on finit avec un inconnu.
C'est l'aube qui est belle parce qu'elle embellit.
La violence est une absence d'amour.
Un monde sans femmes n'aurait pas de marins, elles sont une raison de leur fuite, de leurs conquêtes, une raison pour ne penser qu'à elles.
Dans la même œuvre
Avec le temps l'espace entre vérités et mensonges se dissipe doucement.
Comment garder dans ma main ces noeuds de couleur qui se dénouent indéfiniment, ces caresses inventées par l'autre et que je ne sais reproduire, ces mots que je ne sais pas dire?
Je crois beaucoup plus en ce qui nous échappe qu'en ce que nous croyons saisir.
Que sait-on de la grâce ? C'est un désir, une tentation, une courbe élégante de l'âme. C'est indéfinissable. Un artiste la cherche toute sa vie. Il ne sait pas ce que c'est mais il la devine, il la sent.
L'acteur se retrouve démuni,vidé,et il ne sait plus dire je t'aime.Je ne vous l'ai jamais dit d'ailleurs, seulement écrit.