Avec le temps l'espace entre vérités et mensonges se dissipe doucement.

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Il était prêt à faire et dire n'importe quoi pour tout effacer et recommencer sa vie de père et l'enfance de son garçon, mais il avait raté cette queue de singe au manège et elle ne repasserait plus.
La frénésie du changement serait aussi néfaste que la surdité et la cécité qui nous occultent ce que nous sommes.
Un port regarde la mer, forcément. Il attend les étraves, vous accueille à coeurs ouverts, vous protège. C'est un refuge cosmopolite.
Les retours sont toujours titubants, les pieds hésitent, une partie de vous reste là-bas dans la profondeur des forêts, au bord des fleuves. Il faut du temps pour revenir. L'avion ne vous en laisse aucun. Il vous précipite chez vous, vous noie dans le connu et vous dégueule de trente-cinq degrés à l'ombre à quatorze degrés sans soleil. Vous laissez les regards, les rires et vous revenez les mains vides des mains tenues.
Les paroles parfois masquent le sens, le silence qui suit nous le révèle. J'aime la vigilance silencieuse comme la cavalcade des mots.
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Dans la même œuvre

Comment garder dans ma main ces noeuds de couleur qui se dénouent indéfiniment, ces caresses inventées par l'autre et que je ne sais reproduire, ces mots que je ne sais pas dire?
Je crois beaucoup plus en ce qui nous échappe qu'en ce que nous croyons saisir.
Que sait-on de la grâce ? C'est un désir, une tentation, une courbe élégante de l'âme. C'est indéfinissable. Un artiste la cherche toute sa vie. Il ne sait pas ce que c'est mais il la devine, il la sent.
L'acteur se retrouve démuni,vidé,et il ne sait plus dire je t'aime.Je ne vous l'ai jamais dit d'ailleurs, seulement écrit.
La frénésie du changement serait aussi néfaste que la surdité et la cécité qui nous occultent ce que nous sommes.