En réalité, cette manie de voleter de livre en livre pour y déguster un paragraphe par-ci, deux lignes par-là, me paraissait plutôt innocente, puisqu’elle me permettait de visiter de multiples univers romanesques sans donner prise aux lois en vigueur chez l’un ou chez l’autre. Je goûte, et hop ! je me dérobe !

À lire aussi de Roland Topor

Dieu voit tout, entend tout, confond tout.
Les anticommunistes sont terriblement désoeuvrés.
On peut dire ce qu'on veut des visages, ce ne sont pas des états d'âme.
Parce qu’un écrivain utilise dans le bon ordre un sujet, un verbe, un complément, je devrais me passionner pour un abruti coincé entre sa femme et sa maîtresse, sur fond de révolution ou de guerre mondiale ?
Rien de tel que le vin pour perdre conscience. Un sang nouveau coule dans mes veines, qui a goût de raisin.
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Dans la même œuvre

Les journaux regorgent d'histoires de braves gens pris en otages à la banque par des gangsters, mais ils restent muets sur les cas, pourtant plus fréquents, de clients pris en otages pas leur banquier.
Il est également absurde de vivre en perdant de vue le paramètre absolue de la mort que de laisser la pensée de la mort prochaine gâcher mon existence.
L'argent, si concret quand on en manque ou quand on en a peu, devient léger, quasiment gazeux, aussitôt qu'il se trouve rassemblé en grande quantité.
Rien de tel que le vin pour perdre conscience. Un sang nouveau coule dans mes veines, qui a goût de raisin.
Ces livres, d’ailleurs, on ne les choisit que pour offrir. Pour s’en débarrasser.