La nuit quand on ne dort pas les soucis se multiplient, ils enflent, s'amplifient, à mesure que l'heure avance les lendemains s'obscurcissent, le pire rejoint l'évidence, plus rien ne paraît possible, surmontable, plus rien ne paraît tranquille.
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Elle a vidé ce corps de sa vie, elle est allée jusqu'au bout, au bout de ses forces.
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Je n'aime pas le soir qui tombe. Ces jours qui s'en vont dans l'ombre, pour toujours.
Les choses sont toujours plus compliquées qu'il y paraît. Les choses sont ce qu'elles sont, et il y en a beaucoup contre lesquelles on ne peut rien. Voilà sans doute ce qu'il faut admettre pour devenir adulte.
Dans la vie on est tout seul avec son costume, et tant pis s'il est tout déchiré.
Quand j'étais petite je voulais être un feu rouge, au plus grand carrefour, il me semblait qu'il n'y avait rien de plus digne, de plus respectable, régler la circulation, passer du rouge au vert et du vert au rouge pour protéger les gens.
Dans la même œuvre
La vie d'avant n'est qu'un souvenir anesthésié et la vie d'après se chuchote comme une promesse impossible.
Des mots périmés, avariés, qu'on ne digère pas. Qui restent sur l'estomac.
C'est l'histoire d'une petite fille en équilibre sur une branche, qui ne mange plus rien d'autre que des livres.
Il dit se battre contre soi pour comprendre un jour qu'on se bat pour soi.
C'est l'histoire d'un poisson sans écailles, d'une tortue sans carapace, d'une princesse de pacotille qui ne pouvait renoncer à sa douleur.