Des mots périmés, avariés, qu'on ne digère pas. Qui restent sur l'estomac.

À lire aussi de Delphine de Vigan

Les histoires, il y a celles dont on se souvient, celles dont on rêve, et puis celles des autres : autant de miroirs sans fond recouverts par le verbe.
Peut-être que dans la vie on a une seule chance, tant pis si on ne sait pas la saisir, ça ne revient pas.
Je cherche autour de moi une issue dérobée qui me permettrait d'échapper une fois pour toute à la réalité effective des choses.
Ils n'ont pas eu besoin de parler pour savoir qu'ils pouvaient s'entendre. Il suffisait de se regarder ; communautés tacites – sociales, affectives, émotionnelles – signes abstraits, fugaces, de reconnaissance mutuelle, qu'ils seraient pourtant incapables de nommer. Ils ne se sont plus quittés.
Les gens gentils sont les plus dangereux. Ils menacent l'édifice, entament la forteresse, un mot de plus et Mathilde pourrait se mettre à pleurer.
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Dans la même œuvre

La vie d'avant n'est qu'un souvenir anesthésié et la vie d'après se chuchote comme une promesse impossible.
Elle a vidé ce corps de sa vie, elle est allée jusqu'au bout, au bout de ses forces.
C'est l'histoire d'une petite fille en équilibre sur une branche, qui ne mange plus rien d'autre que des livres.
Il dit se battre contre soi pour comprendre un jour qu'on se bat pour soi.
C'est l'histoire d'un poisson sans écailles, d'une tortue sans carapace, d'une princesse de pacotille qui ne pouvait renoncer à sa douleur.