Du moment que la pensée n'est pas tout, elle n'est qu'un égarement de ce qui n'est pas elle.

À lire aussi de Jean Rostand

Il est des écrivains si suspects qu'ils arriveraient à nous faire prendre des lanternes pour des vessies.
On ne met pas au jour des vérités sans en offusquer d'autres. Toute découverte recouvre.
Certaines gens trouvent moyen de respecter leurs supérieurs sans trop se mépriser eux-mêmes.
Montesquieu disait qu'il n'admirait pas la voix des castrats, parce que, s'ils chantent bien, c'est qu'ils ont été «faits pour cela». De par les soins de la biologie, il y aura de plus en plus de gens qui auront été «faits pour cela».
Tout le travail de l'amour consiste à oublier d'un être ce qu'on en savait au premier jour.
Toutes les citations de Jean Rostand →

Dans la même œuvre

Le rêve de l'homme, écrit Maeterlinck, ce serait d'être un passant qui ne passerait pas. A vrai dire, l'homme se contenterait déjà d'être un passant qui passerait un peu moins vite.
L'idéal serait évidemment que la société respectât de plus en plus l'individu, qui, de plus en plus, respecterait la société.
De grandes dénivellations dans l'esprit créent le déséquilibre propice au génie.
Telle petite oeuvre imparfaite survivra à telle oeuvre imposante, bâtie en manière de chef-d'oeuvre : ainsi des insectes sans bouche survécurent aux grands sauriens.
Ce n'est pas certes le monde naissant qui me fait peur, mais quelquefois le visage de ceux qui l'accouchent.