Celui qui croit pouvoir mesurer le temps avec les saisons - Est un vieillard déjà qui ne sait regarder qu'en arrière - On se perd à ces changements comme la roue et la poussière - Le feuillage à chaque printemps revient nous cacher l'horizon.

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Qui a le goût de l'absolu renonce par là même à tout bonheur. Quel bonheur résisterait à ce vertige, à cette exigence toujours renouvelée?
L'avenir de l'homme est la femme - \r\nElle est la couleur de son âme - \r\nElle est sa rumeur et son bruit - \r\nEt sans elle il n'est qu'un blasphème - \r\nIl n'est qu'un noyau sans le fruit - \r\nSa bouche souffle un vent sauvage - \r\nSa vie appartient aux ravages - \r\nEt sa propre main le détruit.
Les distractions des amoureux et celles des savants n'ont pas fini de faire rire: elles se valent et ne traduisent qu'une adaptation à un très grand objet.
C'est à la poésie que tend l'homme. Il n'y a de connaissance que du particulier. Il n'y a de poésie que du concret.
Rien n'est jamais acquis à l'homme.
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Jeunes gens le temps est devant vous comme un cheval échappé - Qui le saisit à la crinière entre ses genoux qui le dompte - N'entend désormais que le bruit des fers de la bête qu'il monte - Trop à ce combat nouveau pour songer au bout de l'équipée.
Enfance un beau soir vous avez poussé la porte du jardin - Du seuil voici que vous suivez le paraphe noir des arondes - Vous sentez dans vos bras tout à coup la dimension du monde - Et votre propre force et que tout est possible soudain.